Le secret des patineurs

Demandant un grand savoir-faire, la patine est essentielle pour révéler les reliefs et le caractère d'une sculpture. Après polissage le bronze apparait sous une couleur jaune doré. Après avoir été dégraissée, la sculpture est chauffée au chalumeau et à l'aide d'un pinceau le patineur va appliquer un acide ou un oxyde par tamponnements jusqu'à obtenir la couleur souhaitée. Encore tiède ou après son refroidissement total, une légère couche de cire est appliquée sur la sculpture qui arrête son oxydation. C'est une longue pratique et de nombreux essais de mélanges et de savants dosages qui permettront à un patineur de développer ses propres recettes et de maitriser la multitude de teintes possibles. Ce savoir empirique est peu partagé et fait toute la renommée d'un bon patineur. Les bases de cette discipline peu enseignée nous apprennent qu'une dilution de nitrate de cuivre permettra d'obtenir des déclinaisons de vert, l'oxyde de cuivre du rouge ou l'oxyde de titane du blanc. Des pigments peuvent être introduits dans certaines compositions. Il arrive que certains produits ne soient plus commercialisés ou ne soient plus autorisés. Le patineur doit être sans cesse en recherche de nouvelle possibilités de colorations afin de proposer de nouvelles patines à ses sculpteurs. 

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